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Exportation agricole : une taxe annoncée sur le cajou, le soja et le karité

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Sur l’ensemble de l’année 2026, du 1er janvier au 31 décembre, l’État prévoit d’instaurer une taxe à l’exportation sur trois produits agricoles jugés stratégiques à savoir la noix de cajou brute, les graines de soja et la noix de karité.

 

Selon les modalités qui seront précisées par voie réglementaire, le prélèvement envisagé devrait rester modéré. Pour chacun de ces produits, le tarif serait compris entre 1 et 100 francs CFA par kilogramme exporté.

 

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Pour les pouvoirs publics, cette mesure ne vise pas uniquement à générer des recettes. Elle a aussi une portée régulatrice. L’objectif affiché est de limiter l’exportation massive de produits à l’état brut, une pratique souvent accusée d’appauvrir le marché local et de freiner l’essor des unités de transformation nationales. À travers cette taxation, les autorités entendent encourager une meilleure valorisation des productions locales, créatrice de valeur ajoutée et d’emplois.

 

Cette orientation est perçue comme un message clair adressé aux acteurs économiques : la transformation sur place doit devenir une priorité pour le développement du secteur agricole.

 

Cependant, l’annonce ne fait pas l’unanimité. Dans les rangs des organisations de producteurs, des inquiétudes se font déjà entendre. Certains craignent que cette nouvelle charge fiscale ne soit répercutée sur les prix d’achat au niveau des producteurs, au risque d’amputer davantage des revenus déjà précaires. Autant de préoccupations qui alimentent le débat autour de la mise en œuvre effective de cette mesure.

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