
La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) est sortie de sa réserve face aux récents développements politiques et sécuritaires au Venezuela. Dans une déclaration rendue publique le 4 janvier 2026 depuis Abuja, l’organisation régionale ouest-africaine dit suivre « avec inquiétude » l’évolution de la situation dans la République bolivarienne du Venezuela et plaide pour une approche fondée sur le droit international, la retenue et le dialogue.
Sans ignorer les défis sécuritaires auxquels certains États sont confrontés, notamment la lutte contre les crimes transnationaux tels que le terrorisme et le trafic de drogue, la CEDEAO rappelle que ces combats légitimes ne sauraient justifier des atteintes à la souveraineté des États. L’organisation insiste sur le respect strict de l’indépendance et de l’intégrité territoriale de chaque pays, principes consacrés par le droit international et clairement énoncés à l’article 2, paragraphe 4, de la Charte des Nations Unies.

Dans un contexte international marqué par des tensions croissantes et des interventions controversées, la position de la CEDEAO se veut équilibrée et responsable. Elle s’inscrit d’ailleurs dans la droite ligne de la déclaration de l’Union africaine publiée le 3 janvier 2026, à laquelle elle dit s’aligner pleinement. L’Union africaine y appelait à la retenue et à l’ouverture d’un dialogue inclusif entre les différentes composantes de la société vénézuélienne, comme seule voie durable pour sortir de la crise.
Au-delà des principes diplomatiques, la CEDEAO a tenu à exprimer sa solidarité avec le peuple vénézuélien. Elle réaffirme son soutien aux citoyens de ce pays sud-américain, qu’elle considère comme les véritables artisans de l’avenir national. L’organisation régionale encourage ainsi un processus inclusif, respectueux de la volonté populaire et des mécanismes pacifiques de règlement des différends.

