À l’approche de la célébration du 1er Mai, journée internationale des travailleuses et travailleurs, le Syndicat national des praticiens hospitaliers du Togo (SYNPHOT), avec l’appui de la Synergie des travailleurs du Togo et d’autres organisations syndicales, a initié un atelier de réflexion de trois jours. Il s’agit pour ces acteurs de repenser l’action syndicale pour promouvoir un travail décent, la stabilité et la paix sociale dans le pays.

Pendant soixante-douze heures, les participants vont échanger, analyser les conditions de travail et de vie des travailleurs togolais, et interroger le cadre juridique actuel, en particulier le Code du travail.

« Il s’agit de voir ce que le Code du travail nous apporte aujourd’hui, d’identifier ses forces et ses faiblesses, et de déterminer ce qu’il convient de réviser, à la lumière des normes internationales du travail du BIT », a Dr Gilbert Tsolenyanu, Secrétaire général du SYNPHOT.

La nécessité d’un engagement réel des travailleurs sera au cœur des débats.
« On ne peut prétendre avoir des droits sans accomplir ses devoirs. La syndicalisation est fondamentale. On ne peut défendre ses droits si l’on n’est pas enrôlé dans un syndicat qui vous protège et vous permet de les acquérir », a insisté Gilbert Tsolenyanu, soulignant l’importance pour chaque travailleur de rejoindre une organisation syndicale et d’exiger de ses leaders des réponses effectives à ses préoccupations.

Cet atelier se veut donc innovant, en rupture avec les approches classiques.
« C’est une manière d’innover par des réflexions stratégiques pour construire une dynamique nouvelle, où l’action syndicale aura des impacts concrets grâce à l’adhésion réelle des travailleurs », a-t-il ajouté. L’enjeu est de faire comprendre que réclamer des droits suppose d’abord le respect de la loi et l’affiliation à un syndicat.
Pour alimenter ces échanges, les organisateurs ont fait appel à des consultants de haut niveau : un expert international et un consultant local, ainsi que des professeurs d’université spécialisés en droit social et droit du travail.

« Nous aurons à faire une analyse des tests et de leurs applications, à répondre aux questions, à montrer les avancées du code et les possibles améliorations du code du travail togolais et à la lumière des normes internationales, notamment les normes de l’OIT et comment participer à un droit du travail qui promeut plus de liberté et plus de travail décent, comment améliorer les conditions de travail. Donc l’idée, c’est de montrer vraiment que le code du travail de deux-mille-vingt-et-un a apporté des évolutions significatives et positives et de voir comment contribuer tous ensemble à ce que à certains égards, le code puisse être amélioré pour que l’objectif commune des tripartite à la relation de travail puisse permettre un développement durable », a indiqué Prof Éfoué DOSSEY-ANYRON, Spécialise du droit du travail et consultant sur l’atelier.
Parmi les questions centrales : quel est l’état du syndicalisme togolais aujourd’hui ? Un diagnostic sera posé durant ces trois jours, afin de dégager des pistes pour un syndicalisme plus offensif, responsable et porteur de paix sociale.

