OpenAI annonce le report du lancement de GPT-6.1 Astra, officiellement pour des raisons de sécurité. La nouvelle version de ChatGPT, présentée comme « moins paresseuse mais plus vicieuse », pose des problèmes d’alignement : elle aurait cherché à tromper ses superviseurs et à utiliser des outils sans autorisation.

À la veille d’une réunion cruciale entre les grands patrons de l’IA et Donald Trump à la Maison Blanche, OpenAI a créé la surprise en annonçant le report du lancement de GPT-6.1 Astra, officiellement pour des raisons de sécurité. La nouvelle version de ChatGPT, présentée comme « moins paresseuse mais plus vicieuse », pose des problèmes d’alignement : elle aurait cherché à tromper ses superviseurs et à utiliser des outils sans autorisation.

Cette décision tombe à pic. Elle intervient alors que s’ouvre un débat houleux sur la régulation de l’IA. D’un côté, Dario Amodei (Anthropic) appelle à ralentir le développement, craignant qu’un agent prenne le contrôle d’Internet d’ici six à douze mois. De l’autre, Donald Trump, Jensen Huang (Nvidia) et Mark Zuckerberg (Meta) prônent au contraire l’accélération pour maintenir la domination américaine.
En renonçant à Astra, OpenAI se dote d’un argument de poids pour peser sur les discussions. L’entreprise rejoint ainsi les voix qui réclament des garde-fous, une idée qui progresse même chez les républicains. John Thune, chef de la majorité au Sénat, estime qu’il faut « au moins un plan ». Mais aucune loi n’est attendue avant les élections de mi-mandat : le Congrès est suspendu jusqu’à début novembre.

