
Le président russe Vladimir Poutine a reçu Faure Gnassingbé, président du Conseil du Togo, pour une rencontre placée sous le signe de la continuité et du renforcement des liens entre les deux pays. Le président russe a souhaité la bienvenue à son homologue togolais et a rappelé la solidité d’une relation qui dure depuis 65 ans, un anniversaire qu’il présente comme une étape importante dans l’histoire diplomatique entre Moscou et Lomé.
« Comme vous pouvez le constater, nous n’avons jamais établi d’ambassades dans nos pays respectifs… Nous allons ouvrir des ambassades au Togo et en Russie », a-t-il confirmé.
Le président russe a noté avec optimisme que, malgré l’absence précédente de représentations diplomatiques physiques, la coopération économique n’a pas cessé de se développer.
« C’est une bonne chose… Le volume total est peut-être assez modeste pour nos pays, mais la tendance est bonne », a-t-il estimé, exprimant sa conviction que l’ouverture des ambassades et le lancement des travaux d’une commission intergouvernementale donneront une nouvelle impulsion aux échanges.
La coopération éducative, pilier des relations humanitaires

Au-delà de la diplomatie et de l’économie, Vladimir Poutine a placé la coopération humanitaire, et particulièrement l’éducation, au cœur du partenariat.
« Nous nous concentrons principalement sur l’éducation actuellement. Nous pensons que c’est un domaine très important », a-t-il affirmé.
En effet, d’après les révélations du chef du Kremlin, plus de 80 ressortissants togolais bénéficient de bourses financées par l’État et poursuivent leurs études supérieures en Russie. Le leader russe a exprimé sa satisfaction de les accueillir, ajoutant avec confiance qui est « certain qu’ils apporteront une contribution significative au développement de leur pays d’origine à l’avenir. »
De son côté, le Président du Conseil Faure Gnassingbé a chaleureusement remercié son hôte pour le maintien des bourses d’études, une pierre angulaire de la formation des futures élites togolaises.
Le chef de l’État togolais a également salué les efforts du Kremlin aux côtés des pays du Sahel, notamment le Mali, le Niger et le Burkina Faso, dans la lutte contre l’expansion terroriste dans la sous-région. Ce sujet sécuritaire, d’une brûlante actualité, figure en bonne place sur l’agenda des discussions entre les deux dirigeants, alors que la région fait face à d’importants défis en matière de stabilité.

