
Le gouvernement a officiellement lancé, le jeudi 18 décembre à Lomé, un nouveau programme de transferts monétaires en faveur de plus de 700 000 ménages vulnérables à travers le pays. Mis en œuvre dans le cadre du Programme national de protection sociale (PNPS), ce dispositif ambitionne de renforcer la capacité des familles les plus fragiles à faire face aux difficultés économiques, tout en favorisant leur inclusion sociale et leur sécurité financière.
Financé à hauteur de 3,5 milliards de FCFA, le programme a été présenté lors d’une cérémonie présidée par la ministre secrétaire générale de la Présidence du Conseil, Sandra Ablamba Johnson. Il traduit un engagement fort du Président du Conseil en faveur de la protection des populations vulnérables et bénéficie de l’appui de plusieurs partenaires techniques et financiers, dont la Banque mondiale, le système des Nations unies, l’AFD et la BAD. Chaque ménage bénéficiaire percevra un appui financier de 25 000 FCFA.
Les modalités de réception

Les bénéficiaires ont été sélectionnés à partir d’un processus de ciblage rigoureux, fondé sur la méthode du Proxy Means Test, une approche reconnue à l’échelle internationale. Cette opération a été conduite par l’INSEED et l’ANADEB, sur la base de critères prenant en compte aussi bien la pauvreté monétaire que non monétaire. Les transferts sont effectués par des moyens numériques sécurisés, notamment via les services de mobile money Mixx by Yas et Flooz, garantissant rapidité, transparence et accessibilité.
Au-delà de l’aide financière directe, le programme repose sur trois piliers essentiels : les transferts monétaires, la création d’emplois (en particulier pour les jeunes en situation de vulnérabilité) et l’autonomisation économique des ménages, avec une attention particulière portée aux femmes.
« Ce programme vise à améliorer durablement la situation socio-économique des ménages vulnérables, à renforcer leur résilience face aux chocs et à soutenir l’emploi ainsi que l’autonomisation », a souligné Sandra Ablamba Johnson.
Cette initiative s’inscrit dans la continuité des actions sociales déjà engagées par le gouvernement, en complément de l’Assurance maladie universelle, des cantines scolaires et des programmes d’appui à l’autonomisation économique, contribuant ainsi à améliorer le bien-être des ménages et la résilience des communautés.

