Di-kéti 2026 : Mazamesso Assih les experts exhortent les entrepreneurs togolais à se structurer pour durer

La troisième édition du Di-kéti, rendez-vous national dédié à l’entrepreneuriat et à l’innovation, s’est tenue du 3 au 5 juillet à la maison des jeunes d’Amadahomé. Elle a réuni près de 5 000 entrepreneurs, investisseurs et experts autour du thème :  »Comment faire grandir son entreprise et la pérenniser dans un environnement africain en mutation ». Organisé par le ministère du Développement à la Base et de l’Économie sociale et solidaire, cet événement s’inscrit dans la stratégie nationale de promotion de l’auto-emploi et du secteur privé.

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Lors de la cérémonie d’ouverture, la ministre Mazamesso Assih a exhorté les jeunes entrepreneurs à faire preuve de persévérance et à collaborer avec les structures d’accompagnement pour transformer les défis en opportunités. Elle a souligné que la croissance des TPME passe par la rencontre entre talents, capitaux et marchés, appelant à valoriser les réussites togolaises. L’invité d’honneur, Stanislas Zézé, PDG de Bloomfield Investment Corporation, a rappelé que l’entrepreneuriat n’est pas une alternative à l’emploi mais le véritable créateur d’emplois, insistant sur l’innovation et la transformation numérique.

Stanislas Zézé, PDG de Bloomfield Investment Corporation

Les panels du deuxième jour ont approfondi les clés de la pérennité des entreprises. Stanislas Zézé a mis en garde contre la confusion entre projet et entreprise.

« Tant que vous n’êtes pas formalisé, ce n’est pas une entreprise, c’est une activité. » Il a insisté sur la formalisation comme préalable à la crédibilité et à l’accès aux financements, rappelant que les banques accompagnent les structures organisées. Selon lui, le financement ne représente que 20 % des difficultés entrepreneuriales, le reste relevant de la gouvernance et de la structuration.

 

Mossadeck Bally, fondateur du groupe Azalaï

Mossadeck Bally, fondateur du groupe Azalaï, a partagé son expérience face aux crises économiques et sanitaires, affirmant que la résilience est devenue une qualité indispensable. Il a encouragé les dirigeants à investir dans la formation et à bâtir des systèmes de gestion pérennes, capables de survivre à leur fondateur : « La véritable réussite, c’est de créer une entreprise, de la faire grandir, puis de partir à la retraite en sachant qu’elle continue d’exister. »

 

Les échanges ont également porté sur les opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), incitant les entrepreneurs à considérer l’Afrique comme un marché d’avenir. Les participants ont visité les stands d’exposition couvrant l’agroalimentaire, les technologies, les industries créatives et l’économie verte.

 

Cette édition du Di-kéti intervient dans un contexte de légère baisse des créations d’entreprises au Togo (14 202 en 2025 contre 14 919 en 2024). Elle a permis de rappeler que la croissance durable repose sur l’innovation, l’anticipation des mutations et une gouvernance solide, afin de bâtir des entreprises compétitives et créatrices d’emplois pour le développement du continent.

 

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