Eliminer les sachets plastiques : Sonzi et Lyok Green lancent le concept Marché Vert

C’est une petite révolution qui s’est anoncée le 27 juin 2026 au marché moderne de Cacaveli. Le projet « Marché Vert », porté par l’agence SONZI et la startup LIYOK GREEN, a officiellement été lancé. Il s’agit de bannir progressivement les sachets plastiques pour revenir à l’emballage naturel, celui de nos grands-mères, les feuilles de bananier et de teck ou encore les paniers en raphia.

 

MIXX PARFAIT

Ce jour-là, les clientes repartent avec des sacs de course réutilisables. Les commerçants, eux, ont reçu des feuilles de bananier et de teck pour emballer leurs denrées. Une image presque nostalgique dans un pays où les sachets plastiques ont envahi les étals, les caniveaux et les océans. Mais derrière cette distribution symbolique se cache une ambition bien plus grande, celle de  faire de Cacaveli le premier marché écologique de référence au Togo.

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Il ne s’agit pas d’une simple opération de communication.

 

« Le Marché Vert est avant tout un cadre de sensibilisation et d’action concrète en faveur de la protection de l’environnement », insiste Liliane OFFISSA, responsable de SONZI. Pour elle, ce projet est un retour aux sources, à ces pratiques ancestrales qui alliaient naturellement protection de l’environnement et sécurité sanitaire.

 

« Aujourd’hui, nous ne venons pas présenter une action ponctuelle, mais plutôt une stratégie qui s’inscrit dans notre vision à long terme », renchérit KANGBENI Dambé, Directeur général de LIYOK GREEN.

Le choix de Cacaveli comme marché pilote n’est pas un hasard. L’administration du marché, dirigée par Fiacre Atsou, a tout de suite accepté de jouer le jeu.

« Nous accueillons ce projet avec joie. Le marché de Cacaveli prend déjà des initiatives pour limiter la pollution. Ce projet s’inscrit parfaitement dans notre démarche », se réjouit-il.

La méthode est progressive, c’est-à-dire  des actions mensuelles d’abord, puis hebdomadaires, pour ancrer durablement les bons réflexes. Des équipes de sensibilisation seront déployées dans le marché et ses environs. Les réseaux sociaux et autres canaux de communication seront mis à contribution. L’objectif est de toucher au-delà des murs du marché, car les conséquences de la pollution plastique concernent tout le monde.

« Quand il ne pleut pas, nous payons le prix. Quand il y a des inondations, nous sommes tous victimes », rappelle Fiacre Atsou.

 

Le gouvernement, par la voix d’Amidou Sani, représentant le ministère de la Santé, a salué une initiative qui tombe à pic. Depuis 2011, un décret interdit certains plastiques, mais la lutte est loin d’être gagnée.

« Les déchets plastiques ont une durée de vie très longue. Ils créent le trou dans la couche d’ozone, et le cancer devient un souci primordial pour notre santé publique », alerte-t-il. Pour lui, la solution est entre les mains des consommateurs.

« Si les producteurs ne veulent pas changer, refusons d’utiliser leurs produits », a-t-il confié.

Si l’expérience de Cacaveli est concluante, elle pourrait essaimer dans d’autres marchés du Togo.

« Notre ambition est de faire du marché de Cacaveli un véritable modèle de marché écologique. Au-delà de Cacaveli, nous espérons que cette expérience servira de référence et inspirera d’autres marchés », affirme Liliane OFFISSA.

Le pari est ambitieux, mais la volonté des acteurs est bien là. Entre retour aux sources et conscience écologique, le marché de Cacaveli trace la voie d’un avenir plus vert.

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