
La 2e édition du Salon International de l’Entrepreneuriat Féminin (SIEF) a été officiellement lancée ce vendredi à l’Université de Lomé. L’événement, qui se tient jusqu’au 02 août, s’ouvre par un colloque scientifique consacré à une thématique d’actualité : « Les nouvelles figures du risque en Afrique ».

C’est dans la salle du Conseil Professeur Ahadzi-Nonou, au sein de la présidence de l’Université de Lomé, que les travaux ont débuté en présence du ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, le professeur Gado Tchangbedji. Autour de lui, des représentantes d’institutions internationales et régionales, des chercheuses, des entrepreneures et des investisseurs ont pris part à une matinée d’échanges nourris.
Organisé par la Fondation Citoyens d’Afrique, en partenariat avec YAS Togo, ce colloque s’inscrit dans le thème général du salon : « Le risque entrepreneurial dans le contexte africain », avec une entrée en matière résolument scientifique.
La conférence inaugurale, animée par le professeur Atchrimi Tosou, a posé les bases des réflexions autour de la gouvernance des risques en Afrique face aux bouleversements technologiques, industriels et environnementaux.
« Le risque vit avec nous tous les jours. Avec ce que nous observons dans le monde, nous avons découvert qu’il y a de nouveaux risques apparus avec les mutations technologiques, industrielles et environnementales. Nous assistons à de nouvelles facettes du risque, et c’est la raison pour laquelle nous avons trouvé intéressant de nous pencher sur cette thématique », a expliqué Dr Kayi Dogbé, présidente du SIEF et fondatrice de la Fondation Citoyens d’Afrique.
Anticiper pour mieux entreprendre : le plaidoyer d’une femme d’expérience
Pour Nabou Fall, vice-présidente du salon et entrepreneure chevronnée en Afrique subsaharienne depuis deux décennies, l’enjeu est de mieux prévoir pour mieux agir.
« Cela fait 20 ans que je suis entrepreneure en Afrique subsaharienne, et les risques, je ne les avais pas prévus. J’aurais bien aimé avoir ce colloque il y a 20 ans. Avoir ces informations, ces réflexions et pouvoir bénéficier de toutes ces intelligences m’aurait permis d’éviter les challenges que j’ai traversés tout au long de ma carrière », a-t-elle martelé.
Elle a également souligné que les « nouvelles figures du risque » consistent à modéliser et matérialiser les risques pour mieux anticiper les défis auxquels font face les femmes entrepreneures sur le continent.
En tant que sponsor officiel du SIEF, YAS Togo apporte son expertise sur des enjeux contemporains majeurs, notamment les risques liés à la transformation numérique et à la cybercriminalité.
« YAS Togo, en tant qu’opérateur de téléphonie mobile et du fixe au Togo, est mieux positionné pour parler et décortiquer ces risques. Nous portons aussi à cœur l’entrepreneuriat féminin. L’entrepreneuriat en Afrique a beaucoup de freins, et c’est autour de ces freins que nous allons discuter pour mieux identifier les risques, les analyser et trouver des solutions pour accompagner les femmes qui se battent au quotidien », a confié Mme Reine Ali-Tiloh Tchakpélé, Manager Sponsoring Événementiel et Visibilité chez YAS Togo.
Au-delà du colloque, cette 2e édition du SIEF se veut un espace de rencontres, de partage d’expériences et de renforcement de capacités. Chercheurs, décideurs, investisseurs et porteuses de projets y croisent leurs regards pour bâtir un écosystème entrepreneurial plus résilient et inclusif en Afrique.
Un programme dense attend les participantes notamment des panels, des masterclass, des sessions de réseautage et des pitchs devant des investisseurs. De quoi offrir aux femmes entrepreneures les outils nécessaires pour transformer les risques en leviers de croissance.

