Journée mondiale de la santé mentale 2025 : NASM-AFRIQUE appelle les jeunes à faire de leur bien-être intérieur une priorité


En ce 10 octobre, le monde entier s’est mobilisé autour de la Journée mondiale de la santé mentale, placée cette année sous le thème « Santé mentale dans les situations d’urgence humanitaire ». À cette occasion, le Dr Florian Ezui, président-fondateur de l’ONG NASM-AFRIQUE (Nouvelle Approche de la Santé Mentale en Afrique), a délivré un message plein de sens à la jeunesse africaine. Il l’invite à placer la santé mentale au cœur de son épanouissement personnel et collectif.
« Votre santé mentale est votre première richesse », a-t-il martelé à l’endroit des jeunes du club NASM-AFRIQUE. Pour lui, dans un contexte mondial marqué par les crises, les conflits et les incertitudes, il devient urgent d’apprendre à reconnaître, comprendre et gérer ses émotions.
Le stress, souligne-t-il, n’est pas un ennemi à combattre, mais une force à apprivoiser.

« Le stress mal géré épuise, divise et détruit. Le stress bien compris devient un moteur de croissance et de résilience », insiste-t-il.
À travers cette journée, NASM-AFRIQUE met l’accent sur un fléau silencieux qui touche particulièrement la jeunesse africaine. Pressions scolaires, chômage, difficultés économiques, tensions sociales. Ce sont là autant de défis qui fragilisent l’équilibre mental de toute une génération. Mais pour le Dr Ezui, cette réalité peut être transformée.
« Un jeune conscient de sa santé mentale devient un acteur de changement. »
L’ONG œuvre déjà dans ce sens à travers ses programmes communautaires, ses clubs JSM-TOGO et le Centre de Santé Vie Sereine, des espaces où les jeunes apprennent à écouter, à parler et à se reconstruire. Le président de NASM-AFRIQUE invite aussi les gouvernements, les écoles et les entreprises à intégrer la santé mentale dans leurs priorités, convaincu qu’« en investissant dans le bien-être des populations, on bâtit une société plus humaine et plus stable. »

Revenant sur le thème mondial de l’année, le Dr Ezui rappelle que les urgences humanitaires laissent souvent des blessures invisibles tels que les traumatismes, les peurs, les pertes et les incertitudes. Une personne sur cinq touchée par une crise souffrirait d’un trouble psychologique, selon les estimations internationales.
« Dans les urgences, on parle d’eau, de nourriture ou de logement, mais rarement de santé mentale. Or, protéger l’esprit, c’est aussi sauver des vies. »
C’est pourquoi NASM-AFRIQUE a choisi de concentrer son message sur la gestion du stress, considérée comme la première étape vers un équilibre psychologique durable. L’organisation milite pour faire de la santé mentale une priorité publique et non un luxe réservé à quelques privilégiés.
Pour le Dr Ezui, tout commence par de simples gestes. Il s’agit notamment d’apprendre à reconnaître ses émotions, demander de l’aide sans honte, et créer autour de soi une culture d’écoute et de bienveillance. Ce sont ces petits pas, répétés à l’échelle de toute une génération, qui peuvent transformer le visage de l’Afrique.
« Prendre soin de votre santé mentale, c’est préparer votre avenir, mais aussi celui de tout un continent », conclut-il, invitant chacun à faire de la gestion du stress non pas une contrainte, mais un acte de courage et de paix intérieure.


