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Aimes-Afrique réalise 270 opérations chirurgicales gratuites en six jours à Aného

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Du 8 au 13 décembre, le Centre hospitalier préfectoral d’Aneho a connu l’une de ces parenthèses rares où l’attente, la douleur et la résignation ont cédé la place à l’espoir.

Une mission médico-chirurgicale portée par l’ONG internationale Aimes-Afrique, venue avec une promesse simple et puissante, celle de soigner gratuitement, efficacement, humainement.

Pendant six jours, les blocs ont tourné à plein régime. Des équipes venues en renfort, épaulées par le personnel local, ont enchaîné les interventions avec une énergie presque chorégraphiée. Il s’agit de répondre à des besoins longtemps repoussés faute de moyens. Pour beaucoup de patients, cette mission mettait fin à des années de souffrance silencieuse.

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L’ampleur de l’opération force le respect. Jusqu’à 90 actes chirurgicaux réalisés en une seule journée, dans un contexte humanitaire où chaque minute compte. Au total, 270 interventions ont été effectuées. La chirurgie générale a dominé, notamment avec 175 hernies opérées, ces maux ordinaires qui deviennent invalidants quand on n’a pas accès aux soins. Hydrocèles, lipomes, goitres et tumeurs ont également été pris en charge.

La mission a aussi marqué un tournant pour plusieurs femmes. Cinq patientes ont bénéficié d’interventions gynécologiques lourdes, et une autre a été opérée d’un nodule mammaire. Des gestes décisifs pour la santé et la dignité. En ophtalmologie, 41 personnes ont retrouvé ou préservé la vue, dont 29 grâce à des opérations de la cataracte, fléau silencieux mais évitable.

Au-delà des soins, Aného est devenu une salle de classe à ciel ouvert. Des étudiants doctorants en santé globale de l’Institut des Hautes Etudes Internationales et de Développement (IHEID) de Genève ont observé, appris, compris ce que signifie soigner quand les ressources sont comptées et les besoins immenses.

Fondée par le Professeur Serge Michel Kodom, Aimes-Afrique, solidement ancrée au Togo et active depuis Genève, agit en étroite collaboration avec les autorités sanitaires. Aného n’est qu’une étape. Mais pour 270 personnes, cette semaine a changé la trajectoire d’une vie. Une preuve concrète que la solidarité, quand elle est bien organisée, peut littéralement réparer le monde.

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