C’était une première, et elle a fait mouche. Le vendredi 14 août 2026, Lomé a connu un évènement inédit. Il s’agit de « La Nuit des femmes des médias », organisée par l’Association des Femmes Professionnelles des Médias du Togo (AFPM-Togo). Pensée comme un temps fort de la Journée internationale de la femme africaine, cette journée a tenu toutes ses promesses en réunissant professionnelles et professionnelles autour d’un objectif commun, celui de mieux faire connaître et reconnaître la place des femmes dans l’univers médiatique togolais.

Le ton a été donné dès le matin avec le « Village des médias », où un panel animé a ouvert le bal. Harcèlement en ligne, plafond de verre, faible présence féminine dans certains métiers du journalisme, mais aussi solidarité et stratégies de carrière : les échanges ont été rafraîchissante et enrichissantes. Et les chiffres ont parlé d’eux-mêmes : à peine un quart des effectifs des rédactions publiques et privées sont des femmes. De quoi convaincre l’assistance qu’il est urgent d’agir.


« L’égalité des sexes que nous défendons, ce n’est pas pour dire que nous faisons concurrence, que nous sommes en compétition avec les hommes, mais pour nous, c’est aussi une manière d’équilibrer les données et les quotas », rassure Élisabeth Apampa, présidente de l’AFPM-Togo.
L’après-midi, les stands d’exposition ont permis aux participantes de dévoiler leurs productions, leurs rédactions et leurs projets. Un véritable coup de projecteur sur des structures souvent dirigées par des femmes, mais aussi une occasion unique de nouer des contacts et d’envisager des collaborations.

Et pour clore cette journée en beauté, une soirée de gala a récompensé plusieurs actrices et acteurs du secteur. Chaque distinction a souligné un parcours, une persévérance, un engagement. Bien plus qu’une simple remise de prix, c’était une façon de dire haut et fort que les femmes des médias existent, elles excellent, et elles comptent bien occuper toute la place qu’elles méritent.

