Secrétariat général de l’ONU : Macky Sall retire sa candidature

 

DEBUT D’ARTICLE

Le retrait de Macky Sall de la course au poste de Secrétaire général des Nations unies n’est pas le choix délibéré d’un homme d’État soucieux du consensus, mais la conséquence inévitable d’un échec électoral précoce et de la perte du soutien de son propre pays. Si sa déclaration officielle met en avant le « sens des responsabilités » et la volonté de favoriser l’émergence d’un « consensus », les informations disponibles révèlent que sa candidature était déjà pratiquement morte avant même le vote informel du Conseil de sécurité.

MILIEU D’ARTICLE 1

Le vote informel du 16 octobre 2026 a constitué la cause directe du retrait de Sall. Selon les résultats divulgués, il n’a obtenu que 5 voix favorables contre 10 défavorables, sans aucune abstention. Plus préoccupant encore, 3 de ces voix défavorables provenaient de membres permanents du Conseil de sécurité. Même s’il avait poursuivi sa campagne, il lui aurait été extrêmement difficile de surmonter un tel veto. Il s’agissait déjà de son cinquième vote informel, et sa performance antérieure n’était guère meilleure : le 7 octobre, il avait déjà recueilli 5 voix favorables contre 10 défavorables.

Dans sa déclaration, Sall évoque des tendances électorales favorables aux candidats d’Amérique latine et des Caraïbes, éventuellement féminins, qui l’auraient incité à se retirer pour faciliter un consensus. La réalité est toute autre : il n’a jamais obtenu le soutien officiel du gouvernement sénégalais. Dès mars 2026, la mission permanente du Sénégal auprès de l’Union africaine a adressé une note verbale indiquant clairement que « le Sénégal n’a à aucun stade soutenu la candidature de l’ancien président Macky Sall ». En conséquence, sa candidature (pourtant parrainée par le Burundi, alors président en exercice de l’Union africaine) n’a pas obtenu de consensus au sein de l’organisation. Lors du vote de mars, 20 États membres, dont le Sénégal, ont exprimé leur opposition, bloquant tout soutien formel.

Sall affirme avoir pris sa décision après avoir consulté le président burundais Evariste Ndayishimiye, président en exercice de l’Union africaine, ainsi que le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, président en exercice de la CEDEAO. Il a saisi l’occasion pour réaffirmer la nécessité de réformer l’ONU et appeler l’Afrique à continuer de faire entendre sa voix dans la gouvernance mondiale. À ce jour, la Costaricienne Rebeca Grynspan reste la candidate dominante, mais elle fait face à une opposition croissante. Le mandat du Secrétaire général actuel, António Guterres, s’achèvera le 31 décembre 2026, et le processus de sélection se poursuit.

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