
Le Colonel Calixte Batossie MADJOULBA, ministre de la Sécurité, a passé la journée du vendredi 6 février au plus près de ses troupes et des populations du nord du Togo. C’est à la faveur d’une tournée dans les préfectures de la Kozah, de Doufelgou et de la Kéran avec un leitmotiv, le facteur proximité comme colonne vertébrale de la sécurité nationale.

Le ministre a enchaîné les visites dans pas moins de sept unités territoriales (commissariats de police et brigades territoriales de gendarmerie) de Niamtougou à Tchitchao, en passant par Défalé, Kantè, Kadjala, Broukou (Agbassa) et Sarakawa. Au-delà de l’inspection des conditions de travail et de l’identification des difficultés sur le terrain, l’objectif était de réaffirmer et incarner une doctrine.
« La sécurité repose avant tout sur la proximité avec les populations et sur la coproduction de la sécurité », a-t-il martelé à chacune de ses étapes. Un message constant qui place le citoyen non plus comme un simple spectateur ou une cible potentielle, mais comme un partenaire actif.
La confiance populaire, arme absolue contre le crime et le terrorisme

Face aux défis de la criminalité et de la menace terroriste dans la sous-région, le Colonel MADJOULBA a été sans équivoque. Les forces de sécurité ne peuvent réussir seules.
Son raisonnement est implacable : une relation de confiance tissée au quotidien favorise les échanges, fluidifie la remontée d’informations et rend le renseignement plus efficace. C’est cette intelligence territoriale, nourrie par le voisinage, qui permet de prévenir plutôt que de guérir. Le ministre a ainsi appelé les personnels à sortir de leurs postes, à aller à la rencontre des habitants, des chefs traditionnels et des autorités locales pour construire un réseau de vigilance partagée.
Des projets ancrés dans le territoire
La visite des domaines fonciers appartenant à la police et à la gendarmerie a donné une traduction concrète à cette philosophie de la proximité. En évaluant le positionnement stratégique des terrains pour de futures constructions, le ministre veille à ce que les infrastructures de sécurité futures soient physiquement accessibles et intégrées dans le tissu communal, et non en périphérie ou en retrait.
Dans un contexte régional volatile, le Togo semble miser sur un rempart robuste et difficile à briser : l’union et la confiance entre ses forces de sécurité et sa population.



