OCS : Faure Gnassingbé porte la voix ouest-africaine au cœur de l’Eurasie

Ce 31 août, alors que s’ouvre le 26ᵉ sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) à Bichkek, le président du Conseil Faure Gnassingbé figure parmi les dirigeants conviés. Sur la vingtaine de pays représentés (membres, observateurs et partenaires de dialogue), seuls deux États africains ont été tirés du chapeau. Le Togo et l’Égypte. Pour Lomé, c’est une consécration. Pour les observateurs, une question : que vient faire un pays d’Afrique de l’Ouest au cœur de l’Eurasie, sinon porter la voix d’un continent trop souvent absent des grandes messes géopolitiques ?

MIXX PARFAIT

 

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L’OCS, fondée en 2001 autour de la Russie, de la Chine et des républiques d’Asie centrale, n’est plus une simple vitrine régionale. Elle se rêve désormais en contrepoids à l’ordre occidental, avec ses discussions sur une architecture financière indépendante, ses corridors de connectivité et ses mécanismes antiterroristes. Ce qui intéresse Lomé, c’est ce virage-là. Faure Gnassingbé doit y défendre la situation sécuritaire et humanitaire de la sous-région ouest-africaine, théâtre d’une violence djihadiste qui contamine le Sahel et le Golfe de Guinée. Et rappeler que le Togo, malgré sa petite taille, est devenu un hub logistique et diplomatique discret mais efficace.

 

Lomé entretient depuis des années des relations solides avec Pékin, Moscou et New Delhi, dans les domaines économique, sécuritaire et social. Une diplomatie de diversification assumée, qui lui permet de naviguer entre les blocs sans jamais s’aliéner les uns ni les autres. Ce sommet est une occasion de plus pour le régime togolais de se poser en interlocuteur crédible du Sud Global, alors que le multilatéralisme vacille et que l’Afrique cherche sa place dans un monde qui se recompose.

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