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Lomé Fight Night 14 : huit combats de choc ce samedi à l’hôtel Onomo

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Ce samedi, la capitale togolaise vibrera au rythme des percussions et des coups portés sur le ring. La 14ème édition du « Lomé Fight Night International », événement phare du Muay Thaï et du MMA (Mixed Martial Arts) en Afrique de l’Ouest, s’apprête à livrer un spectacle de haut niveau dans le jardin de l’hôtel Onomo. Plus qu’une simple compétition, cette plateforme se révèle être un véritable tremplin pour les talents du continent, comme l’ont expliqué ses organisateurs ce vendredi en conférence de presse.

 

Une vitrine panafricaine

Sous l’égide de la Fédération Togolaise de Muay Thaï (FTMT), dirigée par sa présidente Ida YAKASS, l’événement confirme son statut de rendez-vous continental.

« C’est un rassemblement de pratiquement tous les pays africains. C’est la plateforme où les talents africains viennent s’exprimer », a-t-elle affirmé.

Pour cette édition, le Togo, pays hôte, accueillera des combattants d’élite de Côte d’Ivoire, du Ghana, du Nigeria, du Congo et du Sénégal. Huit combats sont au programme, avec en point d’orgue une opposition féminine entre le Nigeria et la Guinée.

Préparer l’avenir et bâtir des palmarès

La particularité de cette 14ème édition réside dans sa vision stratégique.

« L’objectif est de préparer l’année prochaine », souligne Mme YAKASS. Elle fait référence à l’intérêt croissant des grandes organisations mondiales, comme la Professional Fighters League (PFL) qui a déjà établi une branche africaine, pour les pépites du continent.

« Nous voulons préparer ces talents, créer des athlètes prêts pour les grandes compétitions internationales », ajoute-t-elle.

L’enjeu est donc de construire des palmarès officiels. Dans le milieu très structuré du MMA, les recruteurs ne chassent pas les talents sur les réseaux sociaux, mais sur des bases de données spécialisées.

Lomé Fight Night offre ainsi une scène locale, enregistrée et diffusée, permettant aux combattants d’accumuler des références visibles par tous, sans avoir à affronter les obstacles du visa ou du financement pour l’Europe.

 

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Un investissement total pour les athlètes togolais

Côté préparation, les athlètes togolais ont été soumis à un régime intensif.

« Ils sont dans un stage qui a duré trois mois… Leur entraînement, c’est de lundi à samedi, tous les matins et soir. C’est vraiment un entraînement coriace », détaille Ida YAKASS.

Deux d’entre eux auront l’honneur de défendre les couleurs nationales ce samedi sur la scène du MMA.

 

Une plateforme qui a fait ses preuves

Henry JALLAH, le promoteur de l’événement, insiste sur le succès du concept.

« Lomé Fight Night, c’est une plateforme qui donne une large visibilité. La plupart des combattants africains aujourd’hui qui sont sous des grosses plateformes sont passés par Lomé Fight Night. »

Les combats de samedi s’annoncent qualitatifs et intenses.

 

Le Togo, future terre d’accueil des grands événements ?

Au-delà de la soirée, l’ambition est de positionner le Togo sur la carte mondiale des sports de combat.

« Notre grande ambition, c’est de montrer que le Togo est prêt à recevoir des compétitions de grands noms, pourquoi pas la PFL la prochaine fois. Il y a le cadre, il y a tout ce qu’il faut chez nous », lance avec conviction la présidente de la FTMT.

Alors que les projecteurs se braquent sur le ring et la cage ce samedi, c’est tout un écosystème sportif qui se consolide à Lomé. Lomé Fight Night dépasse aujourd’hui le cadre du spectacle pour s’imposer comme un investissement essentiel dans l’avenir des sports de combat africains.

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