
À l’approche des fêtes de fin d’année, les marchés et points de vente se remplissent de produits proposés à prix cassés, souvent sous couvert de promotions attractives. Une situation qui n’est pas sans danger pour les consommateurs. C’est dans ce contexte que les étudiants de École Supérieure des Techniques Biologiques et Alimentaires de l’Université de Lomé accompagnés du Dr Djeri Bouraima, directeur du laboratoire de microbiologie et de contrôle de qualité des denrées alimentaires ont mené une sortie de terrain visant à évaluer la qualité des produits mis sur le marché.

Selon le Dr Djeri Bouraima, cette descente s’inscrit dans la mission première de son laboratoire. Il s’agit de veiller à la sécurité sanitaire des aliments consommés par les populations.
« En période de fêtes, certains opérateurs écoulent massivement des produits, parfois périmés ou proches de la date de péremption, sous prétexte de promotions », explique-t-il.

L’objectif de la sortie était donc de vérifier la conformité des denrées, tant sur le plan visuel qu’organoleptique, en examinant notamment l’aspect des produits et les dates de péremption.
Les constats faits sur le terrain sont préoccupants. L’équipe a identifié des produits sans date de péremption, mais aussi d’autres dont la date était clairement dépassée. Les conserves se révèlent particulièrement problématiques.


« Les conserves contiennent des conservateurs chimiques qui inhibent temporairement les micro-organismes. Une fois leur effet terminé, les germes se développent, produisent des toxines et parfois du gaz, ce qui explique les boîtes bombées que nous avons observées », alerte le spécialiste.
Au-delà du contrôle, cette initiative vise également un effet dissuasif. La présence visible des équipes sur le terrain doit décourager les mauvaises pratiques et pousser les vendeurs à plus de rigueur. Parallèlement, des prélèvements ont été effectués et seront analysés en laboratoire afin de confirmer les risques sanitaires.

Le Dr Djeri Bouraima insiste enfin sur la responsabilité des consommateurs.
« Ce n’est pas parce qu’un produit est vendu à bas prix ou en promotion qu’il faut l’acheter sans précaution », rappelle-t-il. Il invite les populations à vérifier systématiquement l’état des emballages, la date de péremption et à se méfier des inscriptions altérées ou réécrites.

Cette descente sur le terrain a également permis aux étudiants de se frotter aux réalités du marché et en même temps de passer un message de sensibilisation. Ils lancent aussi un appel de vigilance aux consommateurs et aussi aux commerçants à plus de responsabilité.

