
« Faire de la Ve République la république des résultats », Faure Gnassingbé devant la Représentation nationale.
À l’heure où la Feuille de route gouvernementale 2025 touche à sa fin, Faure Gnassingbé veut installer le Togo dans une nouvelle séquence politique, marquée par une exigence, celle de donner corps à ce qu’il appelle « la république des résultats ».
Devant les députés et les sénateurs, le Président du Conseil a dressé un cap ambitieux, celui d’une action publique mieux structurée, mieux contrôlée et surtout plus efficace pour les citoyens.
Il a d’abord rappelé que l’adoption de la Ve République n’était pas une simple réforme institutionnelle mais « une révolution de l’esprit public ». Le passage au régime parlementaire, le renforcement du Sénat et la décentralisation créent, selon lui, un cadre inédit où la politique de la Nation « se détermine désormais ici, dans cette Assemblée ». Cette nouvelle architecture vise à rapprocher la décision publique des territoires, à corriger les inégalités d’accès aux services essentiels et à faire de la représentation nationale un véritable moteur stratégique.

À partir de là, Faure Gnassingbé a articulé son discours autour des trois grands axes qui doivent guider l’action publique : protéger, rassembler, transformer. Sur la sécurité, il a martelé que « tout commence par la stabilité », face aux menaces régionales et aux chocs climatiques ou économiques. La stratégie de protection reposera sur une combinaison claire : sécurité de proximité, soutien aux populations vulnérables, renforcement de la résilience communautaire et diplomatie active. Le Togo, promet-il, poursuivra son rôle de « partenaire fiable pour la paix ».
La cohésion nationale constitue le second pilier. « Rassembler, cela veut dire gouverner pour tous les Togolais, sans exclusion », a-t-il insisté. Le chef du gouvernement appelle à une culture démocratique renouvelée : participation citoyenne renforcée, opposition considérée comme « une vigie nécessaire », collectivités territoriales dotées de moyens accrus. L’objectif est d’ancrer la Ve République dans une logique d’équité, où la géographie ne dicte plus les opportunités.
La transformation, enfin, constitue le cœur des résultats attendus après 2025. Faure Gnassingbé veut « changer d’échelle » dans le développement économique : infrastructures modernisées, agriculture plus productive, industrie verte, transition numérique et réforme des services publics. Il promet une méthode rigoureuse : « Chaque projet doit avoir un calendrier, un budget, un responsable et un suivi », annonçant ainsi un pilotage resserré et une redevabilité permanente devant les élus.
Faure Gnassingbé a appelé à un pacte collectif fondé sur la loyauté et la rigueur. Le régime parlementaire, affirme-t-il, n’aura de sens que s’il permet de tenir les promesses faites au peuple. C’est à cette condition que la Ve République pourra devenir, selon ses mots, « la république des résultats ».

