Libre circulation : la CEDEAO engage un dialogue de haut niveau à Noépé-Akanu pour dynamiser le corridor Abidjan-Lagos

La Commission de la CEDEAO a organisé ce jour un dialogue régional à Noépé-Akanu, point frontalier stratégique entre le Togo et le Ghana, pour faire le point sur la libre circulation des personnes et des biens le long du corridor Abidjan-Lagos. Cette rencontre s’inscrit dans les célébrations du 50e anniversaire de l’institution et dans la vision d’une « CEDEAO de demain » plus intégrée et plus proche des citoyens.

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Damtien Tchintchibidja, vice-présidente de la Commission de la Cedeao
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Le corridor Abidjan-Lagos, qui relie cinq États membres, est l’épine dorsale des échanges ouest-africains. Pourtant, malgré les avancées du Protocole de 1979 sur la libre circulation et des instruments comme le Tarif extérieur commun ou le Schéma de libéralisation des échanges, les acteurs de terrain (en particulier les femmes et les jeunes commerçants) se heurtent encore à des lourdeurs administratives, des tracasseries, des violences basées sur le genre et un manque d’information sur leurs droits.

Ouvrant les travaux, Damtien Tchintchibidja, vice-présidente de la Commission, a souligné l’enjeu majeur de cette artère économique. 

« Le corridor Abidjan-Lagos est une artère économique qui relie cinq États membres de la CEDEAO, facilite la circulation de millions de personnes et soutient une part importante du commerce et de l’activité économique de notre région. Ce corridor incarne concrètement la vision de la CEDEAO d’une Afrique de l’Ouest sans frontières, prospère et intégrée », a-t-elle souligné.

Au cours des échanges, les participants (agents frontaliers, douaniers, représentants des ministères, associations de commerçantes et partenaires au développement) ont passé en revue les outils disponibles pour fluidifier les passages notamment la carte d’identité biométrique ENBIC, le système de transit SIGMAT, les postes frontières conjoints. L’objectif est de passer des textes à la réalité du terrain.

 

«  L’avenir de l’Afrique de l’Ouest dépend de notre capacité collective à lever les obstacles, à créer des opportunités et à rapprocher nos peuples et nos économies. En renforçant la libre circulation, en facilitant les transports, en modernisant la gestion des frontières et en responsabilisant les usagers, nous pouvons générer d’énormes retombées économiques et sociales », a lancé Damtien Tchintchibidja.

À l’issue de la rencontre, une feuille de route opérationnelle a été esquissée, avec des mesures prioritaires en faveur des femmes et des jeunes, et l’engagement de renforcer une plateforme multipartite de suivi. La promotion de la carte ENBIC a également été réaffirmée comme levier d’identification sécurisée et de réduction des délais aux frontières.

 

Les travaux de Noépé-Akanu ont permis d’avancer concrètement sur les questions de libre circulation, dont bénéficient les 400 millions de citoyens de la CEDEAO.

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