La menace terroriste qui sévit dans la région sahélienne continue de faire peser une lourde menace sur les zones frontalières du nord du Togo. Selon les derniers chiffres publiés par la cellule de veille du Programme d’Urgence de Renforcement de la Résilience dans la région des Savanes (PURS), entre le 16 et le 22 mars 2026, 31 ménages supplémentaires ont été identifiés comme déplacés de force, portant à 108 le nombre total d’individus nouvellement arrivés sur cette seule période.


Ces arrivées, qui s’élèvent en moyenne à une centaine par semaine, témoignent d’un flux constant de populations fuyant les violences armées. Les données recueillies sur le terrain révèlent que ces nouveaux déplacés sont majoritairement des femmes et des enfants : 33 femmes âgées de 18 ans et plus, et 67 enfants de moins de 18 ans ont ainsi été comptabilisés.
Parmi ces personnes vulnérables, les équipes d’évaluation ont également identifié 8 femmes enceintes ou allaitantes, 1 veuve, ainsi que 4 enfants non accompagnés ou séparés de leur famille. Aucun cas de handicap moteur n’a toutefois été signalé dans cette cohorte.
Ces chiffres, issus du dispositif de veille mis en place dans le cadre du Programme d’urgence PURS, constituent des alertes destinées à déclencher des assistances immédiates.
« Ces données doivent être confirmées ou infirmées lors de l’enregistrement officiel », précise la note technique.
Une fois les évaluations confirmées, les données sont transmises aux partenaires humanitaires, afin de permettre un positionnement rapide et organiser une assistance d’urgence dans les 48 heures.
Face à l’aggravation de l’insécurité dans les pays voisins, le Togo, voit sa zone septentrionale sous tension constante
Les autorités, appuyées par les acteurs humanitaires, appellent à une mobilisation accrue pour répondre aux besoins urgents en eau, alimentation, abris et prise en charge psychosociale, en particulier pour les femmes enceintes et les enfants isolés.

