Lagardère Travel Retail, filiale du groupe français spécialisée dans la vente en zones de transport, apparaît comme le candidat le plus sérieux pour reprendre l’activité commerciale de l’aéroport international Gnassingbé-Eyadéma de Lomé, lit-on ce jour sur Africa Intelligence. La Société aéroportuaire de Lomé-Tokoin (Salt), qui gère l’infrastructure et compte l’État togolais parmi ses actionnaires, avait lancé il y a quelques mois un appel à partenaires privés pour piloter l’espace duty free. Si plusieurs opérateurs, dont un indien, ont manifesté leur intérêt, le groupe tricolore semble aujourd’hui le mieux placé. Le suisse Dufry, un temps pressenti, a finalement renoncé à concourir.


Pour convaincre les autorités togolaises, Lagardère Travel Retail a pu s’appuyer sur son implantation croissante sur le continent : outre le Sénégal, la filiale est présente au Bénin, en Mauritanie, en Tanzanie, en Gambie, au Cameroun et au Rwanda. Un argument de poids face à la hausse du trafic aéroportuaire de Lomé, qui affiche une progression d’environ 13,5 % par an entre 2021 et 2025. Avec 1,5 million de passagers en 2025, la plateforme togolaise reste toutefois le sixième hub de la région, derrière Lagos, Abuja, Accra, Dakar et Abidjan.
L’attribution du contrat marquerait également le retour de l’influence économique du conglomérat français Bolloré au Togo. Vincent Bolloré est en effet le premier actionnaire de Louis Hachette Group, lui-même majoritaire au capital de Lagardère.

