

Le Collectif des syndicats et organisations corporatistes de la santé du Togo a publié, le 11 septembre 2025, un communiqué rappelant aux praticiens hospitaliers, qu’ils exercent dans le secteur public ou privé, leur obligation légale de s’inscrire aux tableaux des ordres professionnels et, le cas échéant, aux associations corporatistes reconnues.
Cette exigence découle des dispositions du Code de la Santé en vigueur en République togolaise. Le communiqué cite notamment les lois de 2004 instituant les ordres des pharmaciens, des chirurgiens-dentistes et des médecins, qui imposent à tout professionnel de santé de figurer sur les registres tenus par leurs conseils nationaux respectifs. Il en va de même pour les paramédicaux, appelés à adhérer à une corporation reconnue.

Le texte souligne qu’aucun praticien ne peut légalement exercer sa profession s’il n’est pas dûment inscrit sur le tableau de son ordre ou de sa corporation. Les praticiens disposent d’un délai de deux mois, à compter de la publication du communiqué, pour régulariser leur situation.
Le Collectif insiste également sur la dimension déontologique de cette obligation, qui vise à garantir un exercice légal et sécurisé des professions de santé, ainsi que le respect des règles éthiques propres à chaque corps. Les associations corporatistes devront rendre publique la liste de leurs membres d’ici le 1er décembre 2025.
Par ailleurs, le communiqué invite expressément les praticiens hospitaliers à adhérer à un syndicat de la santé afin de mieux défendre leurs intérêts et contribuer à l’amélioration des conditions de vie et de travail.
« Le respect de cette disposition est une condition indispensable pour l’exercice légal des professions de santé au Togo », rappelle le porte-parole du Collectif, le Dr Gilbert Tsolenyanu, qui exhorte l’ensemble des praticiens non encore inscrits à prendre les dispositions nécessaires dans les plus brefs délais.

