
Réuni en conférence de presse ce vendredi 11 juillet 2025 à Lomé, le Mouvement Togolais pour la Restauration (MTR) a exprimé son inquiétude face à la dégradation de la situation politique et sociale au Togo, consécutive au changement constitutionnel controversé et aux violences survenues fin juin.
Dès l’ouverture, le président du MTR, Dr Jean Emmanuel Gnagno, a cité Montesquieu pour illustrer la gravité du moment : « Si la famine vient, la loi suprême, c’est le salut du peuple ». Pour le MTR, le pays traverse une période critique où la légitimité des institutions est fragilisée et où la rupture entre le pouvoir et les citoyens est profonde.

Le mouvement pointe du doigt une gouvernance unilatérale, marquée par des réformes opérées sans consultation ni consensus national. Cette méthode aurait, selon lui, plongé le Togo dans une impasse politique, une crise sociale marquée et une tension institutionnelle préoccupante.
Face à ce climat d’instabilité, le MTR plaide pour une transition politique pacifique, basée sur un dialogue national inclusif. Il exige notamment la suspension immédiate de la nouvelle Constitution, son réexamen consensuel, et la formation d’un gouvernement de transition intégrant toutes les sensibilités du pays.
Le mouvement réclame également la mise en place d’une commission d’enquête indépendante pour faire la lumière sur les violences des 6, 26, 27 et 28 juin derniers.
« Nous condamnons avec la plus grande rigueur cette violence systématique contre des citoyens désarmés », a déclaré Dr Gnagno. Il appelle à l’arrêt immédiat de toute répression et invite la population à rester vigilante, solidaire et mobilisée pour la préservation des acquis démocratiques.

