L’AFA, une nouvelle académie pour former l’élite africaine de la finance climat

Face à l’accélération des dérèglements climatiques et à un déficit criant de compétences en matière de financement vert, l’Afrique se dote d’un outil inédit : l’Adaptation Finance Academy (AFA). Officiellement reconnue par l’État togolais, cette institution de formation supérieure ouvre ses portes afin de former en trois ans des professionnels capables de transformer les ambitions climatiques du continent en projets bancables et résilients. Ses différentes offres ont été présentées lors d’une rencontre avec la presse ce mardi 08 septembre à Lomé. 

MIXX PARFAIT

 

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À l’origine de ce projet, Sandra Freitas, fondatrice de l’ONG Sustainable Solutions for Africa (SSA) et ancienne cadre du Fonds vert pour le climat (FVC). C’est en constatant que seuls 15 % des financements du plus grand fonds multilatéral climatique étaient alloués à des institutions du Sud qu’elle a pris la décision de lancer au Togo, une académie pour combler ce gap aussi grand qu’important.

« Ce déficit n’est pas seulement financier, il est avant tout humain et institutionnel », explique-t-elle.

Depuis 2021, SSA a accompagné la mobilisation de près de 800 millions de dollars pour des projets climatiques en Afrique, mais le manque d’expertise locale reste un frein majeur.

L’AFA se positionne à l’intersection de trois domaines : la finance, la compréhension des risques climatiques et l’ingénierie de projets. Sa licence professionnelle, structurée en six semestres (180 crédits, 3 600 heures de cours), repose sur quatre piliers : une rigueur académique interdisciplinaire, une professionnalisation via des cas réels issus des projets de SSA, une ouverture internationale avec un enseignement bilingue (français-anglais), et un encadrement personnalisé de 30 étudiants par filière.

 

Trois spécialisations sont proposées notamment la Finance climat et développement durable (mobilisation des fonds), la Gestion des investissements climatiques (finance verte et gestion de portefeuille), et l’Économie et politique climatique (modélisation et gouvernance). Dès la troisième année, la moitié des cours est délivrée en anglais, une nécessité dans un secteur où 90 % des échanges internationaux se font dans cette langue.

 

Avec des besoins estimés à 2 800 milliards de dollars d’ici 2030 pour l’Afrique, et moins de 11 % de ces montants actuellement couverts, l’AFA entend bâtir un vivier de jeunes professionnels prêts à relever le défi. Une réponse africaine, pragmatique et souveraine, à l’urgence climatique mondiale.

Les inscrpitions pour l’année accadémique 2026-2027 ont démarré depuis le 1er Septembre. La réntrée est fixée au 12 octobre prochain. 

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