Les occupants irréguliers ont jusqu’au 20 novembre pour libérer les espaces. Passé ce délai, les services compétents passeront à l’action, aux frais des contrevenants. Face à la presse ce mercredi à Lomé, le Comité ad hoc de lutte contre l’occupation anarchique du domaine public dans le Grand Lomé a tenu à clarifier les choses.


Trottoirs envahis, chaussées transformées en galeries marchandes, véhicules abandonnés sur les bas-côtés : malgré les opérations de désencombrement menées en février 2023, rien n’y fait. L’occupation irrégulière du domaine public persiste dans le Grand Lomé. Et avec elle, son lot de nuisances.
Le constat est connu. Il n’en reste pas moins préoccupant. Sécurité compromise, circulation paralysée, interventions des secours entravées, travaux d’aménagement bloqués : la liste des maux est longue.
« Cette situation compromet non seulement la sécurité et la fluidité de la circulation, mais constitue également un obstacle aux interventions des services de secours et à la réalisation des travaux d’aménagement des aires de repos et d’embellissement de la capitale », souligne le Comité ad hoc dans un communiqué publié le 3 novembre.
Derrière la langue administrative, une réalité bien concrète. Les étalages commerciaux débordent sur les trottoirs. Des baraques et points de vente non réglementés poussent comme des champignons. Des conteneurs transformés en boutiques trônent au bord des routes. Sans parler des gravats, du sable et des matériaux de construction déposés çà et là, des publicités sauvages, des ordures qui s’accumulent. Et des véhicules abandonnés, parfois pendant des semaines, sur des emprises déjà réduites à portion congrue.
Les conséquences, elles, ne se font pas attendre. Risques d’accidents en hausse. Retards dans l’intervention des secours, parfois dramatiques. Embouteillages à répétition. Et, chaque saison des pluies, des inondations favorisées par des caniveaux obstrués. Sans oublier une esthétique urbaine qui en prend un coup. Lomé, capitale en pleine expansion, mérite mieux que des trottoirs transformés en décharges à ciel ouvert.
Le Comité ad hoc rappelle d’ailleurs ce qu’est le domaine public. Un ensemble qui comprend les routes, trottoirs, parkings, jardins publics, espaces verts, réseaux de transport public, espaces de stationnement. Autant d’espaces régis par des normes destinées à garantir sécurité, esthétique et fonctionnalité. Et sur lesquels il est formellement interdit d’étaler sa marchandise, de construire des baraques, d’installer des conteneurs commerciaux, de stationner ou d’abandonner son véhicule, de déposer des gravats, d’afficher des publicités non réglementées, de jeter des ordures. Ou même de fournir des services à des établissements irrégulièrement installés.
Le Comité ad hoc appelle « instamment tous les occupants des emprises des voies publiques à libérer les espaces occupés de manière irrégulière à compter de la publication de ce communiqué et au plus tard le 20 novembre 2026 ».
Passé ce délai, les services compétents procéderont aux opérations de libération, en liaison avec les autorités communales concernées. Le tout, précise le communiqué, « aux frais des contrevenants, conformément à la réglementation en vigueur ».
La mesure n’est pas anodine. Elle s’inscrit dans un vaste chantier d’assainissement urbain et d’amélioration de la circulation dans le Grand Lomé. Les autorités assurent le désencombrement des voies offre des avantages substantiels.

