

Les autorités togolaises ont officiellement remis, le 17 janvier 2026, l’ancien chef de la transition burkinabè Paul-Henri Sandaogo Damiba aux autorités de son pays. Cette extradition fait suite à une procédure judiciaire engagée à la demande du Burkina Faso, selon un communiqué du gouvernement togolais en date du 19 janvier.
Tout commence le 12 janvier 2026, lorsque les autorités judiciaires burkinabè adressent au Togo une requête formelle d’extradition visant l’ancien président de transition. Paul-Henri Sandaogo Damiba, de nationalité burkinabè, est poursuivi pour plusieurs chefs d’accusation lourds, notamment le détournement de deniers publics, l’enrichissement illicite, la corruption, le blanchiment de capitaux, ainsi que l’incitation à la commission de délits et crimes.

Après réception de cette demande, les autorités togolaises procèdent à l’examen de sa régularité, conformément aux textes en vigueur. La procédure aboutit à l’interpellation de Paul-Henri Sandaogo Damiba le 16 janvier 2026, en exécution d’un mandat d’arrêt lié à la requête d’extradition. Il est ensuite placé sous écrou.
Le dossier est alors transmis à la chambre d’instruction de la cour d’appel de Lomé. À l’issue d’une audience publique tenue le même jour, la juridiction rend un avis favorable à l’extradition. Cette décision repose notamment sur les engagements pris par les autorités burkinabè, incluant le respect de l’intégrité physique et de la dignité de l’intéressé, la garantie d’un procès équitable et l’absence de toute peine de mort.
Sur la base de cet avis, Paul-Henri Sandaogo Damiba est officiellement remis aux autorités burkinabè le 17 janvier 2026.

