
L’opération de libération des emprises publiques sur le littoral du Grand Lomé et dans les communes de la préfecture des Lacs a officiellement débuté ce mardi 1er septembre 2026. Conduite par le comité ad hoc de lutte contre l’occupation anarchique du domaine public, cette action d’envergure vise à restaurer la vocation publique des plages, garantir leur libre accès aux populations et mettre fin, une fois pour toutes, aux occupations irrégulières.

Dès les premières heures de la matinée, les engins de démolition sont entrés en action sur plusieurs sites identifiés, tandis que certains occupants et exploitants s’affairaient à récupérer leurs effets personnels et matériels, dans une précipitation qui trahit l’issue désormais inéluctable du processus. Pourtant, des délais à plusieurs reprises prorogés leur avaient été accordés (le dernier remontant à trois semaines) pour qu’ils procèdent eux-mêmes au démantèlement de leurs installations et restituent volontairement les espaces concernés. Force est de constater que nombre d’entre eux ont attendu le dernier moment.
« Les pouvoirs publics ont fait preuve de patience et de pédagogie. Des discussions ont été engagées dès juin 2025, et plusieurs échéances ont été repoussées pour permettre aux occupants de se mettre en règle. Aujourd’hui, nous passons à l’exécution », avait rappelé le comité ad hoc.
Placée sous la coordination du ministère chargé de l’Administration territoriale, avec le concours des ministères de la Sécurité, de l’Aménagement du territoire, de l’Environnement, de la Justice et de l’Économie maritime, l’opération se déroule de manière coordonnée et transparente. Les autorités assurent que chaque intervention est menée dans le respect strict des procédures légales, avec un souci constant de la sécurité des personnes et des biens, ainsi que de la protection de l’environnement.
Sur le terrain, le comité ad hoc procède à la démolition et à l’enlèvement des installations implantées sans autorisation ou dont les autorisations sont arrivées à expiration. Bars, paillotes, constructions légères et autres aménagements illégaux sont progressivement démantelés pour rendre au littoral sa vocation naturelle et publique.
Cette opération, qui suscite évidemment des réactions contrastées, se veut avant tout un acte de responsabilité collective. Il s’agit de réaffirmer l’autorité de la loi, de préserver un patrimoine naturel exceptionnel contre les dégradations environnementales et d’assurer une occupation plus rationnelle de l’espace public, conformément à la vision de développement urbain maîtrisé.
Le comité ad hoc entend mener à son terme ce processus de libération engagé, avec pour objectif de redonner aux populations du Grand Lomé et du littoral des plages accessibles, sûres et préservées. Les opérations devraient se poursuivre dans les prochains jours sur l’ensemble des zones concernées.

