« L’Afrique ne demande pas qu’on lui fasse l’aumône d’une technologie », Faure Gnassingbé

 

 

 

 

MIXX PARFAIT

 Le président du conseil, Faure Gnassingbé, a appelé à une relation plus équilibrée entre l’Afrique et ses partenaires technologiques, lors du Sommet sur l’innovation en énergie nucléaire pour l’Afrique (Neisa) ouvert ce jour à Kigali.

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« L’Afrique ne demande pas qu’on lui fasse l’aumône d’une technologie. L’Afrique propose plutôt un partenariat. L’Afrique propose un marché. L’Afrique propose une vision adulte de sa propre énergie », a-t-il déclaré.

Une prise de position qui contraste avec la feuille de route très concrète dévoilée par le président rwandais, Paul Kagamé. Ce dernier a fixé un objectif de rendre l’énergie nucléaire opérationnelle au Rwanda « d’ici le début des années 2030 ».

« Nous avons terminé avec succès la phase de revue des infrastructures de l’AIEA, et cette évaluation confirme que nous sommes sur la bonne voie », a-t-il affirmé.

Pour Kagamé, les petits réacteurs modulaires (SMR) constituent la voie la plus adaptée au continent, permettant un déploiement progressif à moindre coût. Il a toutefois reconnu le défi du financement, appelant à renforcer la confiance des investisseurs souvent réticents face aux risques perçus en Afrique.

Saluant le potentiel des énergies renouvelables (solaire, hydroélectricité), le président rwandais a insisté sur leur caractère intermittent, insuffisant à lui seul pour soutenir la croissance industrielle, le traitement des minéraux ou le numérique. « L’énergie nucléaire est un composant critique de la transformation à long terme de l’Afrique », a-t-il martelé.

Devant des chefs d’État, dont celui de la Tanzanie, Faure Gnassingbé a ainsi rappelé que l’avenir énergétique du continent ne saurait se réduire à un simple transfert technologique, mais doit reposer sur une vision souveraine et mature.

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