
Dans l’optique de renforcer la compétitivité des filières agricoles émergentes et d’ancrer la valeur ajoutée sur le territoire national, le gouvernement togolais a officialisé, ce lundi, le lancement de la campagne de commercialisation 2026 des noix de cajou et de leurs produits dérivés. Un cadre réglementaire renforcé, visant à soutenir la transformation locale, a été rappelé aux acteurs de la filière.

Par le biais d’un communiqué conjoint signé par le ministre de l’Agriculture, Antoine Lékpa Gbégbéni, et le ministre de l’Économie, Badanam Patoki, l’exécutif fixe des règles impératives pour la campagne à venir.
Un quota de 33 % obligatoire pour les transformateurs locaux
La mesure phare de cette campagne, issue de l’arrêté interministériel n° 0029/MEVS/MCCQ/PAPRASA du 30 décembre 2025, concerne l’obligation de livraison aux unités de transformation nationales. Désormais, tout acheteur agréé ou société coopérative désireux de céder sa production à des exportateurs devra, au préalable, réserver un tiers (1/3) du volume collecté aux transformateurs locaux.
Cette disposition, inscrite dans l’article 8 nouveau de l’arrêté, a pour objectif clair d’alimenter régulièrement les usines de transformation implantées sur le sol togolais, afin de stimuler l’emploi et d’exporter des produits finis à plus forte valeur ajoutée plutôt que la seule matière première.
Un agrément sous conditions
Le communiqué rappelle également que l’achat et l’exportation des noix de cajou restent strictement subordonnés à l’obtention d’un agrément délivré par les co-présidents du Comité de coordination de la filière (CCFA) , à savoir les ministres chargés du Commerce et de l’Agriculture.
Pour l’administration, le non-respect du quota de livraison aux transformateurs locaux ne donnera pas droit à la délivrance de ce précieux sésame, fermant ainsi l’accès au marché aux contrevenants.
Des contrôles renforcés sur le terrain
Pour garantir l’application stricte de cette réglementation, le gouvernement a mobilisé les corps de contrôle compétents. Les inspecteurs du commerce ainsi que les agents du Commissariat des douanes et droits indirects de l’Office togolais des recettes (OTR) sont chargés de veiller au grain tout au long de la chaîne de commercialisation.
Le communiqué prévient enfin que tout manquement à ces dispositions exposera les contrevenants aux sanctions prévues par les textes en vigueur.

