
En Conseil des ministres de ce jour, le gouvernement a étudié une série de mesures visant à doper l’attractivité du pays, à réformer le secteur énergétique et à moderniser l’accès à la justice. Il s’agit notamment de faciliter la vie des investisseurs et renforcer la confiance des citoyens.

C’est une session de travail qui pourrait bien changer le quotidien des togolais et le climat des affaires. Réuni ce jour sous la présidence de Faure Gnassingbé, le Conseil des ministres a planché sur des dossiers stratégiques.
« J’ai présidé ce jour le Conseil des ministres, consacré à des réformes qui touchent directement l’attractivité de notre pays, la sécurité, l’énergie et l’accès des citoyens à la justice », a déclaré le Président du Conseil à l’issue de la rencontre.
Premier chantier annoncé : la refonte de la politique des visas. Le gouvernement souhaite lever les barrières administratives qui freinent les hommes d’affaires. Un projet de décret a été examiné pour instituer de nouvelles catégories de titres de séjour, dont un « visa d’affaires » promis à une procédure accélérée.
« Un investisseur qui choisit le Togo doit pouvoir y venir sans attendre », a martelé Faure Gnassingbé. Une manière de signaler que le Togo veut se positionner comme une porte d’entrée compétitive dans la sous-région.
Le deuxième volet de cette réunion a porté sur l’énergie. Le Conseil a examiné la réforme du secteur de l’électricité. Un sujet crucial pour l’économie nationale. Pour le Président du Conseil, cette mise à niveau est doublement essentielle : « essentielle à la compétitivité de nos entreprises comme au quotidien des ménages ».
En clair, l’exécutif cherche à stabiliser l’approvisionnement et à réduire les coûts pour les industriels, tout en améliorant le service pour la population.
Enfin, la question de la justice était au menu. Les ministres ont écouté une communication sur les évolutions technologiques et organisationnelles visant à « rendre les décisions de justice plus accessibles à chaque citoyen ». Une réforme qui s’inscrit dans une volonté de transparence et de proximité.
Au-delà de la technicité des textes, le Président du Conseil a tenu à donner une cohérence politique à l’ensemble de ces mesures. Elles répondent, selon lui, à une « même exigence » : « que l’État facilite la vie de ceux qui entreprennent et renforce la confiance de ceux qui attendent de lui transparence et équité. »
Ces annonces constituent une avancée majeure dans la stratégie gouvernementale visant à améliorer le climat des affaires (Doing Business) et la qualité des services publics.

