Projet « Sport et développement durable » : Les encadreurs des lycées d’Aklakou à l’école de la méthodologie

L’association Femme Sport et Développement (FE.S.DEV) a organisé, le samedi 10 octobre 2026 à Aklakou (Commune Lacs 2), une formation à l’attention des encadreurs et des jeunes filles. Une initiative s’inscrivant dans le cadre du projet « Sport, levier de développement durable dans les communes du Togo », qui vise à promouvoir l’autonomisation des jeunes filles à travers la pratique sportive.

Réunissant les établissements participants (Lycée Aklakou, Lycée Hétchiavi, Lycée Agouégan et Lycée Atoéta), cette journée de formation avait pour objectif de doter les animateurs et encadreurs d’outils méthodologiques solides, tout en sensibilisant les bénéficiaires aux enjeux environnementaux et sociaux.
Pour Atsou Anato, expert sur la thématique du volleyball et coordinateur de l’association FE.S.DEV, le choix de cette discipline n’est pas anodin.
« Le volleyball, quand on le définit en termes de sport, c’est l’un des sports les plus collectifs. C’est un sport sans contact qui prône le vivre-ensemble et la collaboration. Il contribue valablement à tisser des liens, à regrouper les jeunes filles et à leur apprendre comment vivre en société, comment se mettre ensemble pour décider et régler les maux qui minent notre société », a-t-il expliqué.
Selon lui, ces valeurs sont essentielles pour implémenter des solutions durables au sein des communautés.
Interrogé sur le contenu de son intervention, M. Anato a précisé avoir abordé plusieurs axes majeurs : « Comment initier les jeunes filles aux cinq techniques fondamentales, comment encadrer en tant que bon animateur, mais aussi les attitudes à éviter lors des séances. Nous avons également parlé des formats de compétition et de l’organisation du festival qui clôturera ce projet. »
Une méthodologie rigoureuse pour un encadrement efficace
Pour yayrali Awuito, Directeur technique national de la Fédération Togolaise de Badminton (FETOBAD), cette formation était cruciale pour la réussite du projet.
« L’objectif était de donner aux encadreurs la méthodologie de l’encadrement, depuis l’initiation jusqu’à la conduite des jeunes filles au festival. Il était question de recenser leurs difficultés et de capitaliser les bonnes pratiques », a-t-il indiqué. Il a souligné que des outils spécifiques ont été fournis pour l’encadrement, l’évaluation et la préparation du festival, afin de garantir l’acquisition de compétences et de valeurs chez les jeunes participantes.
Un programme axé sur l’environnement et la pratique sportive
Les participants ont suivi des sessions techniques sur la méthodologie en volleyball et en badminton, entrecoupées de pauses. La matinée s’est achevée par une communication sur les techniques d’animation socio-éducatives, avant la fin de la formation.
En choisissant de n’intervenir que sur la jeune fille, FE.S.DEV entend corriger un déséquilibre flagrant. « Dans les grandes instances, la femme est sous-représentée dans le sport. C’est l’un des objectifs de développement durable des Nations Unies. Nous voulons donner la chance aux jeunes filles de pratiquer du sport, tout comme les hommes et les garçons », a conclu le coordinateur du projet.

