Libération des emprises sur le littoral : un ultime délai de trois semaines accordé aux occupants

L’opération de libération des emprises publiques sur le littoral du Grand Lomé sera lancée très bientôt. L’annonce a été faite ce vendredi par la Gouverneur du District Autonome du Grand Lomé, Mme Zouréhatou Kassah-Traoré, lors d’un point de presse organisé en présence du ministre de l’Aménagement du territoire, des préfets du Golfe et des Lacs, des représentants des mairies.

MIXX PARFAIT

 

Avant article_world_cola

Il s’agit pour l’autorité de restaurer l’autorité de la loi, protéger le domaine public, préserver les côtes contre les dégradations environnementales, garantir la sécurité des riverains et assurer une occupation plus rationnelle de l’espace.

« Cette opération répond à trois impératifs majeurs : la sécurité des populations, la sauvegarde de notre patrimoine naturel et une occupation plus rationnelle de l’espace public. Elle s’inscrit dans une vision cohérente de développement urbain maîtrisé, conforme aux principes d’urbanisation durable prônés par le Président du Conseil », a déclaré Mme Kassah-Traoré.

 

Contrairement à ce que laissent entendre certaines rumeurs, cette opération n’est ni soudaine ni improvisée. Elle est l’aboutissement d’un long processus de dialogue engagé depuis plus d’un an avec les occupants du domaine public, en particulier les tenanciers de bars installés sur le littoral. Des discussions avaient débuté en juin 2025. Un premier échéancier fixait le départ à février 2026, avant d’être repoussé à fin février, puis à mars, et enfin à juin 2026. L’association des tenanciers de bars a demandé une nouvelle prolongation jusqu’en janvier 2027, mais le gouvernement y oppose une fin de non-recevoir.

« Les pouvoirs publics ont décidé de fixer un ultime délai ferme de trois semaines pour permettre aux occupants concernés de procéder eux-mêmes au retrait de leurs installations et à la libération volontaire des espaces marqués à cet effet. A l’issue de cette échéance, nous procéderons, conformément aux lois et règlements en vigueur, à l’enlèvement des installations implantées sans autorisations ou dont les autorisations sont arrivées à expirations », a indiqué le Gouverneur.

L’opération sera pilotée par un comité ad hoc, placé sous la coordination du ministère chargé de l’Administration territoriale, avec le concours actif de plusieurs départements ministériels : le ministère de la Sécurité, le ministère de l’Aménagement du territoire, le ministère de l’Environnement, le ministère de la Justice, le ministère de l’Économie maritime, ainsi que les collectivités territoriales concernées. Cette mobilisation transversale vise à garantir à la fois l’efficacité sur le terrain et le respect strict des procédures légales.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.