
C’était un alignement de berlines luxueuses et de SUV rutilants qui n’avait rien à envier à un salon automobile. Pourtant, ce mercredi 18 février 2026, dans la cour du ministère de la Sécurité à Lomé, ces douze véhicules de haute gamme n’étaient pas là pour le prestige, mais pour écrire la fin d’une belle histoire de traque internationale.

Venus tout droit des routes américaines avant d’être déclarés volés, ces bolides avaient cru pouvoir disparaître dans la nature. C’était sans compter sur la vigilance des forces de l’ordre togolaises qui ont mis la main sur eux, mettant ainsi un frein à leur cavale africaine.

Le cadre était solennel, mais l’ambiance, teintée d’une certaine fierté. Le Lieutenant-Colonel ADIKPIYI Kpatcha, représentant le ministre de la sécurité, a symboliquement remis les clés de ces joyaux à M. NWADIASHI Justin Isioma, le représentant régional du célèbre Federal Bureau of Investigation (FBI). Ce geste, simple en apparence, est en réalité le point d’orgue d’un travail d’enquête minutieux et d’une collaboration sans faille entre Lomé et Washington.
Au-delà de la simple remise, cette cérémonie envoie un message clair : le Togo ne badine pas avec le crime organisé. En permettant à ces véhicules de retrouver leur propriétaire légal, le pays prouve qu’il est un maillon solide de la chaîne de coopération internationale aux côtés d’Interpol.
Car l’enjeu est de taille. Le Gouvernement togolais l’a bien compris : avec son hub logistique en pleine expansion, le port de Lomé est une porte d’entrée stratégique sur l’Afrique de l’Ouest. Une porte qu’il entend garder grande ouverte aux affaires, mais fermée aux trafics.


