Frontière maritime avec le Ghana : le gouvernement togolais prend acte de la décision d’arbitrage international


Le gouvernement togolais a réagi, le 25 février 2026, à la notification reçue du Ghana concernant le lancement d’une procédure d’arbitrage international pour délimiter la frontière maritime entre les deux États.
Le 20 février 2026, les autorités ghanéennes ont informé Lomé de leur décision d’engager cette procédure sur le fondement de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM) de 1982.
Plusieurs incidents maritimes survenus entre novembre 2016 et mai 2018 dans l’espace maritime non délimité avaient mis en évidence la nécessité de fixer une frontière commune.
À partir de juin 2018, le Togo, à travers sa Commission nationale des frontières maritimes (CNFMT), et le Ghana, via sa Boundary Commission, avaient entamé des négociations en vue d’une délimitation consensuelle.
Lors de la cinquième réunion plénière tenue à Accra les 22 et 23 août 2019, les deux parties s’étaient engagées à s’abstenir de toute action en mer susceptible de nuire au climat de fraternité et de paix entre les deux pays.
Avec cette décision, le Ghana marque sa volonté de sortir du cadre des négociations bilatérales en cours.
Dans sa déclaration, le gouvernement togolais indique prendre acte de cette décision. Il réaffirme son attachement aux principes de règlement pacifique des différends, de bon voisinage et de coopération fraternelle entre États, conformément au droit international.
Lomé souligne également sa volonté de parvenir à un règlement du différend maritime dans le respect des principes de justice et d’équité prônés par la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer de 1982.


