
Depuis Lomé où il séjourne après le coup d’État du 30 septembre 2022, Paul-Henri Damiba, ancien président de la transition du Burkina Faso, se prononce sur la gouvernance de son successeur, le capitaine Ibrahim Traoré, rapporte Jeune Afrique.
Depuis son départ de Ouagadougou pour Lomé, le lieutenant-colonel Paul-Henri Damiba était resté silencieux. Mais il a récemment adressé une lettre au capitaine Ibrahim Traoré, Damiba exprime son inquiétude face à la situation difficile des Burkinabè. Il critique également la stratégie purement militaire adoptée par son successeur.
« Je ne veux pas et je ne dois pas garder le silence face à l’amère réalité de la situation de mon cher pays. Devant tant de victimes civiles et militaires et face à l’échec de la stratégie du tout militaire… », a déclaré Paul-Henri Damiba. Il rappelle les raisons ayant conduit au coup d’État contre Roch Marc Christian Kaboré.
« Nous voulions voir le pays s’apaiser, les attaques contre les détachements et les convois se réduire, les souffrances des militaires et des populations civiles s’amenuiser. Vous savez bien que je n’ai été manipulé par personne, ni par les parties intérieures, ni par les forces extérieures », a-t-il ajouté. C’est la deuxième fois que cet ancien président de la transition s’exprime sur la situation sociopolitique de son pays.


Celà ne m’étonne pas par rapport à la presse qui l’a interrogé. Allez interroger Macron sur la situation politique en France