Assurances privées : Le Synphot soutient les prestataires de soins et exige le respect des engagements contractuels
Le Syndicat National des Praticiens Hospitaliers du Togo (Synphot) exprime sa solidarité indéfectible envers les prestataires de soins confrontés au non-paiement de leurs factures par les assurances privées. Dans un communiqué rendu public le 28 septembre 2026, le syndicat appelle à une refonte urgente du système de tiers payant.

La situation a été déclenchée par la décision de l’Association des Médecins Privés du Togo (AMPT), qui a appelé, le 14 septembre 2026, à la suspension de la pratique du tiers payant pour une durée de 72 heures. En cause : l’accumulation de factures impayées par les assurances privées, mettant en péril la trésorerie des structures sanitaires.

Le syndicat articule son message autour de trois axes majeurs :
Le droit à une rémunération juste et rapide Le Synphot rappelle un principe fondamental : « tout travail mérite rémunération ». Les professionnels de santé ne peuvent être transformés en « financiers involontaires » du système. Les retards de paiement fragilisent directement les soins, compromettant la capacité des établissements à payer leurs charges et à maintenir la qualité du service.
La clarification du tiers payant : Le syndicat exige que les responsabilités de chaque acteur soient clairement définies. L’assureur doit assumer ses engagements financiers envers le prestataire ayant réalisé la prestation. Le SYNPHOT s’oppose fermement à ce que le tiers payant devienne un « système de crédit imposé » aux soignants.
La sécurisation de l’Assurance Maladie Universelle (AMU) : Si le SYNPHOT salue l’évolution majeure que représente l’AMU, il met en garde contre un écueil : la généralisation de la couverture ne doit pas s’accompagner d’une accumulation de créances impayées. Le syndicat appelle à la mise en place de mécanismes garantissant un équilibre financier entre patients, organismes gestionnaires et prestataires.
Pour sortir de l’impasse, le Synphot exige l’ouverture d’un dialogue institutionnel urgent et structuré. Il demande notamment l’identification et la liquidation des factures échues, l’établissement d’un calendrier précis de règlement des arriérés, la clarification des procédures de facturation et de contrôle, la fixation de délais de paiement raisonnables et opposables, et la mise en place d’un mécanisme de règlement des litiges.
Le Synphot réaffirme son engagement pour la défense des conditions d’exercice et de rémunération de tous les professionnels de santé, incluant désormais le secteur privé. Le syndicat se réserve le droit de prendre toute initiative syndicale appropriée si la situation ne s’améliore pas, tout en réitérant son engagement pour un système de santé togolais équitable, transparent et durable.
Pour le SYNPHOT, la protection sociale ne peut être durable que si ceux qui dispensent les soins sont eux-mêmes protégés par un système de paiement juste et régulier.

