MOOV-OSER VISER LOIN

Coronavirus: les 08 mesures de la BCEAO en faveur de l’activité économique

576
Affiche début Article 650x400pixel

Dans un communiqué rendu public ce samedi 21 mars 2020, la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest annonce huit (08) mesures qu’elle a prises pour accompagner les banques et les États « financer l’activité économique » au sein de l’union face aux conséquences de la pandémie du Coronavirus.

MOOV- MOOVEMENT 350*350

Ainsi, la banque centrale a décidé : « (…) 1. d’augmenter les ressources mises à la disposition des banques, afin de permettre à celles-ci de maintenir et d’accroître le financement de l’économie. A cet égard, une première hausse de 340 milliards a été apportée au montant que la Banque Centrale accorde chaque semaine aux banques, pour le porter à 4.750 milliards ;

2. d’élargir le champ des mécanismes à la disposition des banques pour accéder au refinancement de la Banque Centrale. Dans ce cadre, la BCEAO a pris l’initiative de faire la cotation de 1.700 entreprises privées dont les effets n’étaient pas acceptés auparavant dans son portefeuille. Cette action permettra aux banques d’accéder à des ressources complémentaires de 1.050 milliards et aux entreprises concernées de négocier et bénéficier de meilleures conditions pour leurs emprunts ;

3. d’affecter 25 milliards au fonds de bonification de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) pour permettre à celle-ci d’accorder une bonification de taux d’intérêt et d’augmenter le montant des prêts concessionnels qu’elle accordera aux états pour le financement des dépenses urgentes d’investissement et d’équipement dans le cadre de la lutte contre la pandémie ;

4. de rappeler et de sensibiliser les banques à l’utilisation des ressources disponibles sur le guichet spécial de refinancement des crédits accordés aux petites et moyennes entreprises (PME/PMI). Ce guichet, sans plafond, a été créé dans le cadre du dispositif mis en place par la BCEAO en accord avec les banques et les états pour promouvoir le financement des PME/PMI dans l’Union ;

5. de mettre en place, avec le système bancaire, un cadre adapté pour accompagner les entreprises affectées par les conséquences de la pandémie et qui rencontrent des difficultés pour rembourser les crédits qui leur ont été accordés. La BCEAO sollicitera les banques pour qu’elles accordent les reports d’échéances appropriés, en particulier aux PME/PMI ;

6. de mener des négociations avec les entreprises d’émission de monnaie électronique en vue de réduire les coûts des transactions et encourager les populations à une plus grande utilisation des moyens de paiement digitaux pour mieux limiter les contacts et les déplacements ;

Affiche Milieu article 728x90pixel

7. d’approvisionner les banques en billets en quantité et en qualité suffisantes, afin de leur permettre d’assurer un fonctionnement satisfaisant des guichets automatiques de banques (GAB) ;

8. d’organiser, au besoin, le réaménagement du calendrier d’émission des titres publics sur le marché financier régional. », indique le communiqué signé du gouverneur et relayé par www.seneweb.com cet après midi même.

Le site d’informations, Ecofin, annonçait il y a quelques ces mesures comme le fruit du travail du groupe d’experts commis par la banque centrale et qui depuis plusieurs jours voire semaines, réfléchirait aux propositions à soumettre à l’étude des responsables de la banque centrale.

Ces mesures prises par la BCEAO interviennent quelques heures après la publication sur sa page Facebook par l’ancien President de la République du Bénin, ancien fonctionnaire de la BCEAO et ancien President de la BOAD, Boni Yayi, d’une réflexion dont Matin Libre Togo a pris connaissance: « L’Afrique, avec sa vulnérabilité à cette pandémie qui progresse, nécessite un engagement accru des partenaires techniques et financiers et surtout des Banques Centrales Africaines qui doivent aller au delà de leur orthodoxie historique qui est d’abord la stabilité des prix.

L’endettement qui accompagne les déficits conséquents devient inévitable. La gestion des ressources qui en découlent doit être placée sous le strict signe du respect des normes fondamentales de la bonne gouvernance.

Le Fonds Monétaire International dans son partenariat stratégique avec les états africains doit accompagner ou autoriser ces déficits budgétaires et appuyer les inévitables innovations des Banques Centrales Africaines, des Entreprises, des banques et des philanthropes pour financer les économies déjà sinistrées par les pandémies, la crise sécuritaire et les problèmes posés par la gouvernance ».

 

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.