Le président de la République du Bénin, Romuald Wadagni, poursuit activement sa tournée sous-régionale entamée début juin. Après des étapes au Nigeria, au Niger, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire et au Togo, le chef de l’État béninois effectue ce jour une visite d’amitié et de travail en République du Sénégal, en République du Mali et en République de Guinée-Bissau.

Ces déplacements s’inscrivent dans une démarche diplomatique ambitieuse auprès des États membres de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA), qui partagent avec le Bénin une même monnaie (le franc CFA) et une même institution financière commune, la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).
Au cours de ces visites, le président Wadagni s’entretiendra avec les plus hautes autorités de ces pays des perspectives de coopération économique et commerciale. Les échanges porteront également sur le renforcement de la solidarité entre les peuples ouest-africains ainsi que sur les questions de sécurité régionale, un enjeu majeur pour l’ensemble de l’espace communautaire.
Ces nouvelles étapes confirment la priorité que le chef de l’État accorde au dialogue avec les pays partenaires et à l’intégration au sein de l’Afrique de l’Ouest. Elles font suite à une première séquence marquée par une visite remarquée à Lomé, où le président togolais Faure Gnassingbé avait salué « la qualité du dialogue permanent entre le Togo et le Bénin » et réaffirmé « une volonté commune de poursuivre, dans un esprit de fraternité et de solidarité, les actions en faveur du bien-être des populations ».
Une diplomatie de proximité pour renforcer l’UEMOA
En multipliant les rencontres bilatérales en l’espace de quelques jours, Romuald Wadagni semble vouloir impulser une nouvelle dynamique à la coopération intracommunautaire. La convergence monétaire, la fluidification des échanges commerciaux et la stabilité sécuritaire figurent parmi les dossiers prioritaires évoqués à chaque escale.
Aucun calendrier précis n’a été communiqué pour les visites au Sénégal, au Mali et en Guinée-Bissau. Toutefois, les observateurs y voient le signe d’une présidence béninoise soucieuse de renforcer son ancrage régional et de faire du Bénin un acteur clé du dialogue ouest-africain.

